Un VPS auto-géré convient au premier agent interne ou à un cas très spécifique. Dès que vous opérez des agents pour plusieurs clients, une plateforme managée devient souvent le choix le plus lisible : le seuil dépend surtout du temps d’exploitation, de la séparation des accès et de votre responsabilité devant le client.

Ce guide compare ces deux options sans attribuer à Navlet le rôle de fournisseur de modèle. Navlet est l’infrastructure d’exécution destinée aux intégrateurs : vous déployez un agent client dans un runtime dédié, vous gardez la relation commerciale et Navlet vous facture l’infrastructure.

Mis à jour le 19 août 2026.

VPS ou plateforme managée : la réponse courte (2026)

Choisissez un VPS auto-géré lorsque vous voulez maîtriser un environnement isolé et que vous acceptez d’en assurer l’exploitation. Ce choix reste pertinent pour un client aux contraintes techniques particulières, un prototype ou un outil interne.

Choisissez une plateforme managée lorsque vous vendez un service récurrent à plusieurs clients. Vous cherchez alors une unité d’exploitation répétable : un agent client, un runtime dédié et une responsabilité opérationnelle identifiable.

Chez Navlet, le runtime dédié est l’environnement qui exécute un agent et le sépare des autres déploiements. La formule BYOK coûte 9 € par agent déployé et par mois avec votre propre clé LLM. La formule avec modèle européen inclus commence à 29 € par agent déployé et par mois.

Les deux formules comprennent 2 vCPU, 4 Go de RAM et 6 Go de disque par agent déployé. Navlet propose aussi 1 € de crédit de démarrage sans carte bancaire pour tester un cas réel avant de le vendre.

Charge d’exploitation réelle par client

Le prix mensuel d’un serveur ne mesure pas la charge de service. Pour un intégrateur, l’unité qui compte est le temps récurrent nécessaire pour maintenir l’agent client utile, accessible et compréhensible.

Tâche récurrenteVPS auto-géréPlateforme managéeEffet commercial
Déploiement initialVous préparez le serveur, l’agent et les secrets.Vous déployez un runtime dédié par agent.Le périmètre reste plus simple à expliquer.
Mises à jourVous planifiez, testez et revenez en arrière si besoin.Vous conservez la décision métier sur l’agent.Le support n’est pas confondu avec la maintenance du serveur.
Sauvegardes et redémarragesVous définissez la procédure et la vérifiez.Vous vérifiez ce qui relève de votre agent et de vos données.Vous savez qui répond à l’incident.
Accès et révocationVous organisez les comptes, clés et droits.Vous gérez les accès de votre offre client.La séparation des rôles est plus lisible.
Question du clientVous reliez la réponse au serveur concerné.Vous partez de l’agent client concerné.La réponse est plus facile à rattacher au contrat.

Cette charge existe même lorsque le VPS est peu coûteux. Elle augmente surtout quand les correctifs, les accès et les demandes de support se répètent sur des environnements différents.

Ne réduisez donc pas la comparaison à une facture d’infrastructure. Comparez aussi le nombre de décisions que vous devrez reprendre après la mise en production.

Seuil de bascule : nombre de clients et coût du temps

Le seuil de bascule apparaît lorsque chaque nouveau client ajoute une routine d’exploitation que vous ne pouvez plus absorber sans réduire votre marge ou votre disponibilité. Il ne se résume pas à un nombre universel de clients.

Utilisez un calcul simple pour comparer les deux options. Ne lui donnez pas la valeur d’un tarif de marché : il sert à rendre visible votre propre coût de temps.

Élément de calculVPS auto-géréPlateforme managée
Coût direct mensuelInfrastructure choisie + services associésRuntime dédié et capacité supplémentaire si nécessaire
Temps mensuelHeures de mises à jour + sauvegardes + accès + incidentsHeures de suivi de l’agent + support de votre offre
Coût du tempsHeures mensuelles × votre taux horaire interneHeures mensuelles × votre taux horaire interne
Coût comparableCoût direct + coût du tempsCoût direct + coût du temps

Le point change lorsqu’un même correctif doit être appliqué sur plusieurs VPS, ou lorsqu’un client attend une réponse pendant que vous cherchez quel environnement est concerné. Dans ce cas, la différence ne vient pas d’une technologie abstraite. Elle vient de la répétition.

Pour Navlet, commencez par un agent pilote. La formule BYOK coûte 9 € par agent déployé et par mois. Si l’agent demande davantage de ressources, la capacité supplémentaire est facturée 0,80 € par vCPU et par mois, 0,70 € par Go de RAM et par mois et 0,09 € par Go de disque et par mois.

Signal observéDécision à envisagerRaison
Un seul environnement, usage interneVPS auto-géréLe coût de coordination reste limité.
Chaque client reçoit un agent différentRuntime dédiéL’agent devient l’unité d’exploitation.
Les demandes d’accès reviennent souventPlateforme managéeVous séparez plus nettement accès client et administration.
Les incidents entament le temps de ventePlateforme managéeLe temps repris peut coûter plus que le serveur.

Critères de comparaison : isolation, mises à jour, sauvegardes, accès client

Les critères utiles sont opérationnels. Un bon choix vous permet de dire qui intervient, sur quoi, et dans quel ordre lorsqu’une demande arrive.

Isolation des environnements

Sur un VPS, vous choisissez le niveau de séparation entre les environnements. Cette liberté demande aussi de documenter les limites de chaque déploiement.

Avec un runtime dédié, vous rattachez un environnement d’exécution à un agent client. Cette unité rend le périmètre de support plus facile à identifier.

Mises à jour et retours arrière

Un VPS vous laisse définir votre cadence de mise à jour. Il vous revient donc d’évaluer l’impact sur chaque client et de préparer le retour arrière.

Une plateforme managée ne retire pas vos décisions sur l’agent ou ses intégrations. Elle évite surtout que chaque déploiement client devienne un serveur à administrer séparément.

Sauvegardes et reprise d’incident

La bonne question n’est pas seulement « une sauvegarde existe-t-elle ? ». Vous devez savoir quelles données sont concernées, qui lance la procédure et quel interlocuteur informe le client.

Écrivez ce chemin avant la première vente. Il sera plus utile qu’une promesse générale de disponibilité au moment d’un incident.

Accès client et révocation

L’intégrateur vend l’offre et reste l’interlocuteur du client final. Il doit donc prévoir qui accède au portail client, aux clés LLM et aux outils reliés à l’agent.

La révocation doit suivre le même chemin que l’invitation. Si vous ne pouvez pas décrire ce chemin en quelques étapes, le choix d’hébergement ne résout pas encore votre problème d’exploitation.

Sous-traitance RGPD et responsabilité de l’intégrateur

La qualification RGPD ne se déduit pas du nom inscrit sur une facture. La CNIL indique qu’elle s’établit au cas par cas, à partir des faits : qui décide des finalités et des moyens du traitement, et qui l’exécute. CNIL — identifier son rôle

Un sous-traitant traite des données personnelles pour le compte d’un responsable de traitement, dans le cadre d’un service ou d’une prestation. Cette qualification ne doit pas être présumée parce qu’un intégrateur opère un agent pour son client. CNIL — sous-traitant

Lorsque deux organismes déterminent ensemble les finalités et les moyens du traitement, la CNIL les qualifie de responsables conjoints du traitement. Dans ce cas, les obligations respectives doivent être définies de manière transparente dans un accord. CNIL — acteurs d’un système d’IA

Pour l’intégrateur, la conséquence pratique est simple : documentez le rôle de chaque partie avant la vente. Listez l’objectif de l’agent, les données qu’il reçoit, les services qui les traitent, les personnes qui accèdent aux résultats et les décisions que vous prenez vous-même.

Si le traitement est effectué pour le compte d’un responsable de traitement, l’article 28 du RGPD prévoit un contrat ou autre acte juridique. Ce cadre doit notamment définir l’objet et la durée du traitement, sa nature et sa finalité, les données concernées, les catégories de personnes et les obligations des parties. CNIL — article 28 du RGPD

Ne présentez pas ce guide comme un modèle de contrat. Utilisez-le pour préparer les questions opérationnelles qui doivent recevoir une réponse dans votre documentation et, si nécessaire, dans votre conseil juridique.

Question à documenterDécision opérationnelle à tracer
Qui décide de l’objectif de l’agent ?Le cas d’usage et le résultat attendu par le client.
Quelles données entrent dans l’agent ?Les sources, catégories de données et accès prévus.
Qui peut modifier les connexions ?Les personnes autorisées côté intégrateur et client.
Quels prestataires interviennent ?Les services reliés, leur rôle et leur documentation contractuelle.
Comment un incident est-il signalé ?Le contact, la procédure et les informations à conserver.

Les sources juridiques de cette section ont été consultées le 19 août 2026. Elles servent de référence primaire pour les rôles et le cadre contractuel ; elles ne remplacent pas l’analyse de votre situation.

Résidence des données et hébergement UE

L’hébergement UE répond à une question précise du client : où s’exécute le runtime dédié ? Navlet fournit un hébergement UE pour cet environnement d’exécution.

Cette réponse ne suffit pas à décrire tous les flux. Un agent peut recevoir des données depuis un outil métier, les transmettre à une clé LLM choisie par l’intégrateur, puis renvoyer un résultat vers un autre service.

Préparez une réponse par flux plutôt qu’une formule générale. Distinguez le runtime dédié, les sources de données, les outils connectés, la clé LLM et les personnes qui consultent les résultats.

ÉlémentRéponse à préparer pour le client
Runtime dédiéIl est hébergé dans l’UE par Navlet.
Agent clientVous décrivez son périmètre et ses connexions.
Clé LLM en BYOKVous indiquez le fournisseur choisi par l’intégrateur.
Données métierVous identifiez leur origine et leur destination.

VPS auto-géré : profils adaptés

Le VPS auto-géré est cohérent lorsque sa souplesse apporte une valeur réelle. Il devient moins adapté lorsque la même discipline d’exploitation doit être répétée pour chaque nouveau client.

ProfilChoixRaison
Équipe technique avec procédures établiesVPS auto-géréElle assume déjà les mises à jour, sauvegardes et accès.
Cas client avec dépendances inhabituellesVPS auto-géréElle peut adapter l’environnement à une contrainte spécifique.
Prototype avant commercialisationVPS auto-géréElle teste le besoin avant d’industrialiser l’exploitation.
Intégrateur qui vend une offre récurrenteÀ réévaluerLe temps de maintenance peut devenir une charge par client.

Le VPS n’est pas un mauvais choix par principe. Il exige simplement que vous vendiez aussi, explicitement ou non, votre capacité à l’administrer dans la durée.

Plateforme managée multi-client : profils adaptés

Une plateforme managée convient lorsque votre offre doit rester reproductible sans transformer chaque client en projet d’infrastructure. L’intégrateur garde l’agent, le prix de vente et la relation client.

ProfilChoixRaison
Freelance qui signe ses premiers contrats récurrentsPlateforme managéeIl part d’une unité claire : un agent client, un runtime dédié.
Agence qui suit plusieurs agentsPlateforme managéeElle réduit les tâches de serveur répétées.
Offre avec portail client à votre marquePlateforme managéeLe client accède à une surface liée à l’intégrateur.
Équipe qui veut comparer un cas réelNavlet en piloteElle peut commencer avec 1 € de crédit de démarrage sans carte bancaire.

Pour un agent compatible, Navlet permet ce cadre sans vous obliger à choisir le fournisseur de clé LLM du client. En BYOK, vous apportez votre propre clé LLM ; Navlet n’héberge pas de poids de modèle.

Coûts cachés des deux options

Les coûts cachés ne sont pas des lignes mystérieuses. Ce sont des responsabilités qui réapparaissent après le déploiement initial et qui doivent être incluses dans votre offre.

Coût ou risqueVPS auto-géréPlateforme managée
Temps de maintenanceVous le planifiez pour chaque environnement.Vous le concentrez sur l’agent et votre service client.
Support clientVous reliez le problème au serveur et à l’agent.Vous partez du runtime dédié de l’agent client.
Évolution de capacitéVous redimensionnez l’infrastructure choisie.Les suppléments Navlet sont de 0,80 € par vCPU et par mois, 0,70 € par Go de RAM et par mois, et 0,09 € par Go de disque et par mois.
Coût de la clé LLMVous le choisissez et le suivez.Vous le choisissez aussi en BYOK.
Facturation clientVous définissez le forfait et l’incluez dans votre marge.Vous définissez le forfait et l’incluez dans votre marge.

Le prix BYOK de Navlet reste 9 € par agent déployé et par mois. Le palier avec modèle européen inclus commence à 29 € par agent déployé et par mois. Ces prix portent sur le runtime et ne remplacent pas votre propre calcul de support, de clé LLM ou d’accompagnement.

Verdict par profil

Le bon choix est celui dont vous pouvez expliquer les limites au client sans improviser. Le tableau suivant ferme la décision sans prétendre remplacer l’analyse de votre contrat ou de vos flux de données.

Votre situationVerdict
Vous expérimentez un agent interne ou un cas très spécifiqueVPS auto-géré si vous assumez l’exploitation.
Vous vendez un agent à un premier client piloteComparez votre temps mensuel au coût d’un runtime dédié.
Vous opérez des agents pour plusieurs clientsPlateforme managée pour garder une unité d’exploitation lisible.
Le client pose des questions sur les données et les rôlesCartographiez les flux et qualifiez les rôles avant de promettre.

Questions fréquentes

Combien coûte un runtime Navlet pour un agent client ?

Le runtime dédié coûte 9 € par agent déployé et par mois avec votre propre clé LLM, ou à partir de 29 € par agent déployé et par mois avec un modèle européen inclus. Les deux formules incluent 2 vCPU, 4 Go de RAM et 6 Go de disque.

Le crédit de démarrage nécessite-t-il une carte bancaire ?

Non. Navlet propose 1 € de crédit de démarrage sans carte bancaire.

Non. Avec la formule BYOK, l’intégrateur choisit son fournisseur et sa clé LLM. La formule avec modèle européen inclus utilise une offre européenne ; Navlet n’héberge pas de poids de modèle.

Où sont hébergées les données d’un agent IA pour une PME française ?

Navlet fournit un hébergement UE pour le runtime dédié. Avant de vendre l’offre, l’intégrateur doit aussi cartographier les données et les services reliés à l’agent client.

Puis-je utiliser ma propre clé LLM pour un agent client ?

Oui. La formule BYOK coûte 9 € par agent déployé et par mois et utilise votre propre clé LLM. Vous choisissez donc le fournisseur de cette clé.

Puis-je proposer l’agent sous ma marque ?

Oui. Le portail client est présenté sous la marque de l’intégrateur. Navlet facture l’intégrateur, qui conserve la relation commerciale avec son client.

Qui est facturé pour le runtime d’un agent client ?

Navlet facture l’intégrateur. L’intégrateur définit ensuite son offre et facture son client final.

Un domaine personnalisé est-il disponible pour le portail client ?

Non. Un domaine personnalisé n’est pas disponible dans cette version. Le portail client utilise un sous-domaine intégrateur.